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Teleperformance

contrôle qualité 100 %
Source : URD 2025 · fiche mise à jour le 28/07/2026

TELEPERFORMANCE — Analyse stratégique (URD 2025)

Faits saillants

Profil et modèle d'affaires

  • Teleperformance SE, société européenne depuis le 23 juin 2015, constituée le 9 octobre 1910, siège à Paris (Informations sur l'émetteur — 6.1.1 ; 6.1.2).
  • Leader mondial des services aux entreprises en solutions digitales : gestion de l'expérience client (front-office), back-office, conseil opérationnel, transformation digitale et services spécialisés (recouvrement, interprétariat, visas, externalisation du recrutement) (TP en bref — Activités).
  • Présence dans ~100 pays opérationnels, ~170 pays desservis ; ~490 000 collaborateurs au 31/12/2025 (TP en bref — Un leadership mondial ; § 1.1.1).
  • Plus de 1 500 clients ; durée moyenne de relation client de 14 ans ; deux tiers des 100 plus grandes marques mondiales sont clientes (TP en bref — La confiance des clients ; § 1.1.2).
  • Deux activités : core services 85 % du CA, services spécialisés 15 % du CA (§ 1.1.1).
  • Part de marché mondial TP : ~10 % d'un marché externalisé estimé 117-118 Md USD en 2025E (§ 1.1.3).
  • Plan stratégique « Future Forward » (horizon 2026-2028) annoncé en 2025, « devenir une entreprise de nouvelle génération soutenue par l'IA » ; plus de 500 projets d'IA lancés en 2025, investissement IA ~50 M€ (TP en bref — La stratégie « Future Forward » ; § 1.1.4).

Performances 2025

  • CA 2025 : 10 209 M€ vs 10 280 M€ en 2024, soit -0,7 % en publié ; +1,0 % à données comparables (+1,3 % hors hyperinflation) (§ 1.2.3 / note 3.1).
  • Effet de change -362 M€ (renforcement de l'euro), effet de périmètre +196 M€ (surtout ZP Better Together et Agents Only) (§ 1.2.3).
  • Core services : CA 8 724 M€ (-0,8 % publié / +2,7 % comparable hors hyperinflation) ; services spécialisés : 1 485 M€ (-0,2 % publié / -9,3 % comparable, +0,6 % hors non-renouvellement du contrat TLScontact) (§ 1.2.3).
  • EBITA courant 2025 : 1 485 M€, marge 14,6 % vs 1 537 M€ / 15,0 % en 2024 ; à change constant la marge aurait été de 14,8 % (§ 1.2.3).
  • Contraction de marge de -20 pb : impact TLScontact/ZP ~-10 pb, coûts IT liés à l'IA ~-15 pb (§ 1.2.3).
  • Résultat net part du groupe : 497 M€ vs 523 M€ en 2024 ; résultat net ajusté : 781 M€ vs 807 M€ (§ 1.2.3 / 1.2.1).
  • Résultat de base par action : 8,47 € (dilué 8,40 €) vs 8,76 € en 2024 (§ note 6.3).
  • Dépréciations de goodwill et incorporels : -97 M€ (dont PSG Global Solutions -66,9 M€, Health Advocate -20,4 M€ de goodwill et -9,6 M€ de marque) (§ 1.2.3 / note 4.3).
  • Cash-flow net disponible 2025 : 870 M€ (901 M€ hors décaissements non récurrents) vs 1 084 M€ en 2024 (§ 1.2.1).

Marché et environnement (constat de l'émetteur)

  • Marché mondial externalisé de gestion de l'expérience client : 117-118 Md USD en 2025E (Everest), taux d'externalisation ~32 % (vs 22 % en 2010) (§ 1.1.3).
  • Croissance de ce marché estimée à +2 % en 2025 (Everest), après +11 %/an sur 2020-2022 (§ 1.1.3).
  • Solutions digitales : TCAM +20 % sur 2019-2024E, 13-15 % du marché externalisé (vs 7-9 % en 2018) (§ 1.1.3).
  • Marché des services linguistiques mondial ~50,6 Md USD en 2024 (CSA), légère contraction nominale attendue jusqu'en 2027 (§ 1.1.3).
  • Répartition du CA par devise 2025 : Euro 33,4 % (3 410 M€), USD 32,0 % (3 264 M€), GBP 6,2 %, peso colombien 4,9 %, roupie indienne 4,5 % (§ note 7.8) ; États-Unis 2 971 M€ (~41,3 % du CA), France 1 242 M€ (§ note 3.2).

Allocation du capital et projets

  • Acquisition de ZP Better Together finalisée le 5 février 2025 pour 500,9 M USD, entièrement financée par dette ; contribution 2025 : CA 188 M€, résultat net 50 M€ (§ 1.2.2 / note 2.2).
  • Acquisition d'Agents Only le 18 juin 2025 pour 19,2 M USD ; participations minoritaires dans Sanas, Ema et Parloa pour 25,9 M€ ; cession d'une filiale en Russie en décembre 2025 (§ note 2.2).
  • Acquisitions de sociétés nettes de trésorerie : 454 M€ (dont 429 M€ ZP Better Together) (§ 1.2.4).
  • Investissements opérationnels nets : 246 M€, soit 2,4 % du CA (vs 2,1 % en 2024) (§ 1.1.5).
  • Objectifs 2026 : croissance comparable +0,0 % à +2,0 % (Q1 sous la fourchette), marge EBITA stable ~14,6 %, cash-flow net disponible 800 à 850 M€, coûts de restructuration ~70 à 90 M€ (§ 1.1.4).
  • Objectifs 2028 : croissance comparable +4 à +6 %/an, marge EBITA ~15,5 %, cash-flow net disponible cumulé ~3 Md€ sur 2026-2028 (§ 1.1.4).
  • Revue stratégique du portefeuille d'activités annoncée (cessions et M&A éventuelles) ; discussions pour des contrats de transformation à grande échelle (plusieurs centaines de M€ d'impact potentiel, issue incertaine) (§ 1.1.4).
  • Plans de restructuration post-IA depuis le 1er janvier 2026 : ~3 300 salariés concernés (majoritairement Europe et Afrique du Nord), coûts estimés ~56 M€, aucun passif comptabilisé au 31/12/2025 (§ 1.2.6 / note 12).

Risques (hiérarchie présentée par l'émetteur)

  • Criticité élevée : présence internationale ; innovation et technologie disruptive ; ressources humaines et sécurité des personnes ; défaillance systèmes / cybercriminalité ; campagnes / image négative médias ; protection des données personnelles et conformité ; litiges et conflits sociaux (section 2.1).
  • Criticité intermédiaire : concurrence ; acquisitions ; portefeuille clients ; risque de change ; risque de taux et notation ; risque de crédit ; éthique, corruption et droits humains (section 2.1).
  • Criticité modérée : liquidité / dettes (section 2.1).
  • Innovation disruptive : « Future Forward » présenté en juin 2025, lancement de TP.ai FAB, mais incident de référence — services de modération de contenu en Colombie perçus négativement en 2022 (section 2.1.1).
  • Image / médias : référence explicite au 10 novembre 2022 (allégations Colombie → recul du cours) (section 2.1.2).
  • Portefeuille clients : durée des contrats de réception d'appels généralement 2 à 5 ans, relation moyenne treize ans (section 2.1.2).
  • Change : devises exposées roupie indienne, livre égyptienne, dirham marocain, pesos colombien et philippin (section 2.1.4).
  • L'évaluation porte sur le risque net, après mesures de gestion (section 2.1).

Retour à l'actionnaire

  • Dividende proposé au titre de 2025 : 4,50 € par action (AG du 21 mai 2026), taux de distribution 54 % (§ 1.2.3 / note 6.1 ; Informations sur l'émetteur — 6.5.2).
  • Progression du dividende : 2,40 € (2020) → 3,30 € (2021) → 3,85 € (2022) → 3,85 € (2023) → 4,20 € (2024) → 4,50 € proposé (2025) ; taux de distribution de 35 % (2021) à 48 % (2024) (Informations sur l'émetteur — 6.5.2).
  • Rachat d'actions 2025 (hors liquidité) : 1 328 974 actions à un cours moyen de 87,95 €, pour 113,6 M€ ; auto-détention totale 1 730 305 actions, soit 2,89 % du capital au 31/12/2025 (Informations sur l'émetteur — 6.2.5 ; § note 6.2).
  • Cash flow net disponible 2025 : 40 % redistribués aux actionnaires (dividendes + rachats) (TP en bref — Activités).
  • Dividendes versés en 2025 : 248 M€ ; rachats d'actions : 114 M€ (§ 1.2.4).
Analyse

SWOT (grille Strategor)

Forces

  • Position de leader mondial (~10 % d'un marché de 117-118 Md USD, ~490 000 collaborateurs, plus de 1 500 clients), qui confère une échelle difficile à répliquer (§ 1.1.1 / 1.1.3).
  • Fidélité et diversification du portefeuille clients : relation moyenne de 14 ans, deux tiers des 100 plus grandes marques mondiales clientes, 1er client seulement 6 % du CA (§ 1.1.2 ; TP en bref — La confiance des clients).
  • Génération de trésorerie et discipline financière : cash-flow net disponible 870 M€, levier dette nette/EBITDA à 1,86x pour un covenant à 2,75x, notation BBB Investment Grade confirmée le 19 novembre 2025 (§ 1.2.1 / note 7.4 / note 7.7).
  • Rentabilité élevée des services spécialisés (marge EBITA 29,4 %) qui tire la marge du groupe (§ 1.2.3).

Faiblesses

  • Chiffre d'affaires en léger recul publié (-0,7 %) et croissance organique quasi nulle (+1,0 %), très en deçà des +11 %/an historiques du marché sur 2020-2022 (§ 1.2.3 / 1.1.3).
  • Érosion de la marge EBITA (14,6 % vs 15,0 %) pesée en partie par les coûts IT liés à l'IA (~-15 pb), c'est-à-dire par sa propre transformation (§ 1.2.3).
  • Poids du goodwill au bilan (4 216 M€, 37 % du total actif) avec des dépréciations déjà constatées en 2025 (-97 M€ sur PSG et Health Advocate) : la valeur créée par les acquisitions passées est partiellement remise en cause (§ note 4.4 / 1.2.3).
  • Fragilité d'un segment : services spécialisés en recul de -9,3 % à données comparables, exposés au non-renouvellement de contrats (TLScontact) (§ 1.2.3).

Opportunités

  • Poursuite de l'externalisation (taux passé de 22 % en 2010 à ~32 %) et montée des solutions digitales (13-15 % du marché contre 7-9 % en 2018), sur lesquelles le plan « Future Forward » se positionne (§ 1.1.3 ; TP en bref — La stratégie « Future Forward »).
  • Contrats de transformation à grande échelle en discussion (plusieurs centaines de M€ d'impact annualisé potentiel), et objectifs 2028 de réaccélération (+4 à +6 %, marge ~15,5 %) (§ 1.1.4).
  • Croissance de niches détenues par le groupe : RPO US (+12 %/an attendu), accompagnement santé US (>250 Md USD, TCAM >+10 %) (§ 1.1.3).
  • Effet des économies de coûts : plan « Future Forward » visant plus de 100 M€ d'économies annualisées (§ 1.1.4).

Menaces

  • L'IA comme substitution : c'est à la fois le pari stratégique et le risque, l'émetteur classant « innovation et technologie disruptive » en criticité élevée (§ section 2.1.1) ; les plans de restructuration post-IA (~3 300 salariés, ~56 M€) en sont un signe concret (§ 1.2.6).
  • Risque d'image (criticité élevée), avec un précédent daté : allégations sur la Colombie du 10 novembre 2022 ayant fait reculer le cours (section 2.1.2).
  • Risque de change matériel : l'euro fort a coûté -362 M€ de CA en 2025 et le groupe est exposé à des devises volatiles (roupie, livre égyptienne, pesos) (§ 1.2.3 / section 2.1.4).
  • Croissance du marché retombée à +2 % en 2025 : environnement sectoriel devenu peu porteur à court terme (§ 1.1.3).

Lecture sectorielle condensée (5 forces de Porter)

Sur les seuls faits du document, la rivalité apparaît intense : le marché mondial est vaste (117-118 Md USD) mais sa croissance est retombée à +2 % en 2025, et le classement « concurrence » en criticité intermédiaire coexiste avec un CA à peine positif en organique (§ 1.1.3 / 1.2.3 / section 2.1.1). Le pouvoir des clients est atténué par la diversification (1er client 6 % du CA, top 10 à 31 %) et la durée des relations (14 ans), mais les contrats de réception d'appels ne durent que 2 à 5 ans, ce qui laisse une capacité de renégociation régulière (§ 1.1.2 / section 2.1.2). Le pouvoir des fournisseurs transparaît surtout via les partenaires technologiques d'IA (Sanas, Parloa, Ema) et les charges de personnel (6 950 M€), premier poste de coûts (§ note 2.2 / note 5.1.2). La menace de substitution est la force la plus saillante : l'IA peut automatiser une partie des prestations, ce que confirment le classement en criticité élevée et les restructurations post-IA (section 2.1.1 / § 1.2.6). Les barrières à l'entrée semblent élevées pour un concurrent global (échelle de ~490 000 collaborateurs, ~100 pays, 1 500 clients), mais plus faibles pour des acteurs technologiques ciblant une brique automatisable (§ 1.1.1). Interprétation (signalée comme telle) : sur ces éléments, la rentabilité structurelle du secteur paraît sous pression, la question décisive étant de savoir si l'IA restera pour Teleperformance un levier de marge ou deviendra une force de substitution — le document ne tranche pas.

Lecture investisseur (checklist Dubourg)

  • Compréhension de l'activité : métier lisible — prestations externalisées de relation client et services spécialisés, facturées à plus de 1 500 clients dans ~100 pays (§ 1.1.1 / 1.1.2). Le modèle repose massivement sur la main-d'œuvre (charges de personnel 6 950 M€) (§ note 5.1.2).
  • Prix / valorisation (rapports entre chiffres du document uniquement) :
    • PER sur le cours de clôture du 31/12/2025 : 61,84 € / 8,47 € ≈ 7,3 (calcul interne) (§ 6.4.2 / note 6.3).
    • PER sur le cours de clôture de janvier 2026 : 54,60 € / 8,47 € ≈ 6,4 (calcul interne) (§ 6.4.2 / note 6.3).
    • Rendement du dividende proposé, sur le cours du 31/12/2025 : 4,50 € / 61,84 € ≈ 7,3 % (calcul interne) (§ 6.5.2 / 6.4.2).
    • Position du cours : le cours de clôture 2025 (61,84 €) est proche du plus bas de l'année (55,98 € en novembre), très loin du plus haut (107,80 € en mars) ; en janvier 2026 il descend à 54,60 € (plus bas mensuel 52,90 €). Le cours moyen des rachats 2025 était de 87,95 €, nettement au-dessus (§ 6.4.2 / 6.2.5).
  • Points à vérifier avant achat :
    • La croissance organique 2026 est attendue faible (+0,0 % à +2,0 %, Q1 sous la fourchette) : vérifier la trajectoire réelle vers les objectifs 2028 (+4 à +6 %) (§ 1.1.4).
    • Le goodwill représente 37 % de l'actif avec des dépréciations déjà constatées : surveiller les UGT signalées comme sensibles (Health Advocate, PSG, Espagne, Europe de l'Est) (§ note 4.4 / 4.5).
    • Événement post-clôture ambigu sur le contrôle (equity swap Saham, seuils de 5/10/15 % franchis, 19,90 % du capital), que le document juge néanmoins sans accord de contrôle : point à clarifier (§ 6.3.1 / 6.3.3).
    • Le document lui-même est une source déclarative de l'émetteur ; la checklist Dubourg impose de croiser avec au moins une source indépendante (consensus d'analystes, presse) non fournie ici.
    • Rappel du document Dubourg : Téléperformance y est citée parmi les exemples montrant qu'une performance passée ne garantit pas la performance future — vigilance requise.
Conclusions
  1. Une valeur devenue « décotée » sur ses propres chiffres. Aux cours de fin 2025 (61,84 €) et de janvier 2026 (54,60 €), le PER ressort autour de 6-7 et le rendement du dividende proposé autour de 7 % (calculs internes), très loin du plus haut 2025 de 107,80 € : le marché price une inquiétude que le document ne détaille pas (§ 6.4.2 / note 6.3 / 6.5.2).

  2. Le métier reste rentable et générateur de cash, mais la croissance a calé. Marge EBITA à 14,6 %, cash-flow net disponible de 870 M€, levier maîtrisé à 1,86x et notation BBB confirmée cohabitent avec un CA en léger recul publié et une croissance organique de seulement +1,0 % (§ 1.2.1 / 1.2.3 / note 7.4).

  3. Le pari central est l'IA, à double tranchant. « Future Forward », TP.ai FAB et plus de 500 projets IA sont présentés comme relais de croissance, mais l'IA est aussi classée en risque de criticité élevée et se traduit déjà par des restructurations (~3 300 salariés, ~56 M€) : opportunité et menace portent sur le même facteur (TP en bref — Future Forward ; section 2.1.1 ; § 1.2.6).

  4. Des zones d'incertitude non résolues par le document. Le poids du goodwill (37 % de l'actif) avec dépréciations récentes, la contradiction potentielle sur le contrôle (equity swap Saham à 19,90 % vs absence d'accord de contrôle) et le changement complet de direction (départ du fondateur Daniel Julien, arrivée de Jorge Amar au 16 mars 2026) sont autant de points ouverts (§ note 4.4 / 6.3.1 / 6.3.3 / 1.2.6).

  5. Ce qu'il faut suivre aux prochaines publications. Vérifier : le CA du Q1 2026 (annoncé sous la fourchette) et la tenue de l'objectif organique +0,0 %/+2,0 % ; la marge EBITA (cible ~14,6 %) ; l'issue des contrats de transformation à grande échelle en discussion ; le coût réel des restructurations post-IA ; d'éventuelles nouvelles dépréciations de goodwill ; et le vote du dividende de 4,50 € à l'AG du 21 mai 2026 (§ 1.1.4 / note 4.5 / 6.5.2).

Limites
  • Source unique et déclarative (l'émetteur parle de lui-même), contre-thèse presse non intégrée.
  • Document daté du 2026-03-11 : données arrêtées à l'exercice 2025, publications postérieures non couvertes.
  • Ambiguïtés/contradictions signalées par les distillats et reprises ici : (a) l'equity swap Saham du 2 mars 2026 portant sur 19,90 % du capital, avec franchissement des seuils de 5/10/15 %, alors que le document maintient qu'aucun accord de contrôle n'existe (donnée « potentiellement contradictoire avec la section 6.3.3 ») ; (b) les libellés de dividende par action divergent selon les tableaux du corpus (mention de 3,85 € au titre de 2023 dans la variation des capitaux propres, 4,20 € versés en 2025 au titre de 2024, et une référence à 4,85 € pour le dividende 2023), sans réconciliation dans les distillats ; (c) EBITA courant et EBITA hors coûts de synergies convergent en 2025 du fait de synergies résiduelles de seulement 16 M€, ce qui rend leur comparaison peu discriminante.
  • Les pourcentages « (calcul interne) » sont des rapports entre deux chiffres du document, pas des données publiées.
Lexique
  • BPO / externalisation : « Business Process Outsourcing », le fait pour une entreprise de confier à un prestataire extérieur (ici Teleperformance) la gestion de tâches comme le service client ou des fonctions administratives.
  • EBITA courant : mesure du bénéfice d'exploitation avant certaines charges comptables (amortissements d'incorporels liés aux acquisitions), hors éléments exceptionnels ; sert à juger la rentabilité du métier. La marge EBITA est cet EBITA rapporté au chiffre d'affaires.
  • Croissance à données comparables (ou « organique ») : croissance du chiffre d'affaires en neutralisant les effets de change et les acquisitions/cessions, pour isoler la vraie dynamique de l'activité.
  • Cash-flow net disponible (free cash flow) : trésorerie réellement dégagée par l'entreprise après ses investissements courants ; c'est l'argent disponible pour rembourser la dette, verser des dividendes ou racheter des actions.
  • Goodwill (écart d'acquisition) : montant payé lors d'une acquisition au-delà de la valeur comptable des actifs rachetés, inscrit à l'actif du bilan ; il peut être « déprécié » (réduit) si l'acquisition vaut moins que prévu.
  • Endettement net : dette totale de l'entreprise diminuée de sa trésorerie disponible.
  • Levier (dette nette / EBITDA) : nombre d'années d'excédent d'exploitation qu'il faudrait pour rembourser la dette nette ; plus il est bas, plus la situation est saine.
  • Notation Investment Grade / S&P : note attribuée par une agence (ici Standard & Poor's) à la capacité de l'entreprise à rembourser sa dette ; « Investment Grade » désigne la catégorie considérée comme solvable.
  • Taux de distribution (payout) : part du bénéfice reversée aux actionnaires sous forme de dividende.
  • Droit de vote double : droit accordé aux actions détenues au nominatif depuis plusieurs années, donnant deux voix au lieu d'une en assemblée générale.
  • PER (Price Earnings Ratio) : cours de l'action divisé par le bénéfice par action ; indique combien d'années de bénéfice l'investisseur paie pour l'action.
  • Equity swap : contrat financier sur des actions permettant d'en tirer un gain économique sans forcément les détenir directement.
Contrôle qualité des chiffres
  • 104/104 chiffres significatifs de la fiche retrouvés tels quels dans le texte brut extrait de l'URD (100%).
  • Méthode : recherche exacte de chaque nombre (décimales ou ≥ 3 chiffres) hors lignes « calcul interne ». Un chiffre absent n'est pas forcément faux (reformulation), un chiffre présent n'est pas forcément bien contextualisé : sondage manuel recommandé avant décision.

Cette fiche est une analyse d'un document public, à visée d'information : elle ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.